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INFOS : L’islam dans les manuels scolaires : tous les élèves sont au Coran

Récemment nommée à la tête du Conseil supérieur des programmes (CSP), Souâd Ayada, que l’on présente comme une « philosophe spécialiste de spiritualité islamique », a jeté un pavé pour le moins politiquement incorrect (selon les canons du psittacisme dogmatique dominant) dans la mare du sacro-saint « vivre ensemble ». Selon elle, les manuels d’histoire de l’enseignement secondaire ne respecteraient pas « les règles de l’histoire critique ».

Déroulant son propos, Mme Ayada déplore « un enseignement dogmatique. On présente le prophète de l’islam sans mettre en perspective le contexte socio-culturel. » Enfonçant le clou, elle affirme que « c’est un enseignement qui sacralise […], qui vise à flatter, à apaiser, à soutenir des choses qui relèvent du vivre ensemble mais qui n’est pas articulé au souci de vérité » (Valeurs actuelles, 24 janvier).



Un discours quelque peu hétérodoxe, dissonant, voire en complète dissidence par rapport à la glose expertocratique soigneusement sélectionnée et complaisamment promue par les médias « mainstream ». Ainsi trouve-t-on sous la plume d’universitaires tels l’historien François Durpaire et la sociologue Béatrice Mabilon-Bonfils des propos radicalement contraires qui feraient passer la nouvelle présidente du CSP pour une fieffée menteuse et… inversement : « Quand [dans les manuels scolaires] le mot “islam” est présent dans une réponse, il est très souvent associé aux termes “attentats”, “islamisme”, “terrorisme”, “11 septembre”, “Ben Laden” ou “Al-Qaïda”. D’autre part, cette religion apparaît comme étrangère à la France (sic). […] Une telle représentation de l’islam peut conduire à alimenter une phobie et à produire une vision caricaturale de cette religion. Nous plaidons pour des contenus plus inclusifs, qui éduquent au vivre ensemble plutôt qu’à la peur » (cité par Le Monde du 9 janvier 2016 à propos de leur ouvrage Fatima moins bien notée que Marianne. Pour une laïcité d’inclusion [resic !], paru aux Éditions de l’Aube).

Un double constat s’impose. D’une part, l’histoire enseignée selon le programme officiel de la République française est purement idéologique, ainsi qu’en témoigne cet extrait tiré du programme pour les cycles 2, 3, 4, aux termes duquel « la morale enseignée à l’école est une morale civique en lien étroit avec les principes et les valeurs de la citoyenneté républicaine et démocratique. Ces valeurs sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la solidarité, l’esprit de justice, le respect et l’absence de toutes formes de discriminations. » D’autre part, le simple fait d’évoquer l’islam aujourd’hui dans les établissements d’enseignement scolaire, outre qu’il n’est pas dénué de risques intellectuels ou professionnels, participe bien plus pernicieusement d’une autre idéologie, celle de la soumission inconditionnelle par temps de conquête.



Le premier point n’est pas nouveau et l’on connaît le rôle actif joué sous la IIIe République par les fameux « hussards noirs » dans l’édification d’une haute conscience patriotique, quelle que soit l’origine des Français, du Berry à ceux de la « plus grande France » des antipodes. « À la différence près, souligne l’enseignante Barbara Lefebvre, c’est que l’histoire scolaire actuelle fait croire à son objectivité au service du progressisme multiculturel, ambition que n’avait pas la IIIe République qui voulait fabriquer des Français » (FigaroVox, 26 septembre 2016). Quant au second point, il n’est nul besoin d’insister sur le fait que sur un sujet devenu aussi explosif que l’islam, la liberté d’opinion est forcément biaisée, muselée, encasernée sous les niqabs de la pensée unique.

Mais Souâd Ayada, en dépit de son pertinent diagnostic (émis naguère par Malika Sorel), s’attaque, en vain, à l’Himalaya imprenable d’une Déséducation nationale au service d’une propagande plus que du savoir. Plus que jamais se pose, pour nos enfants et la survie de la Cité, l’impérieuse nécessité de reconquérir nos libertés scolaires et la mise à bas d’un système éducatif mortifère et dépassé.







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